La mémoire courte.
Depuis quelques semaines, les déclarations rejettant le 21 avril au rang d'épisode passé, sans portée sur la prochaine présidentielle, se multiplient. Dans le Figaro ce matin, Georges Sarre refuse d'envisager d'un tel scénario. Il y a quelque jours, Jean Luc Benhamias des Verts faisait de même en affirmant que "l'extrême droite ne sera pas au second tour". Bien sûr, ces phrases participent d'un jeu de positionnement des candidatures déclarées ou potentielles à gauche. Mais sur le fond, rien ne me semble plus inexact.
Mettons nous quelques instants dans la peau d'un électeur frontiste. Y a t il, depuis 2002, dans la vie politique française , dans les événements politiques et sociaux et dans leur gestion gouvernementale (banlieues, cpe, situation européenne et internationale, dégradation sociale) une seule raison en moins de voter pour le FN ? Rien d'évident en tout cas pour celui qui a déjà voté FN. Bien au contraire.
Les raisons profondes du 21 avril se sont multipliées et agravées dans la société. Il est pour le moins paradoxal que ce soit les socialistes, à qui le reste de la gauche a souvent reproché d'être passé à côté des causes politiques et sociales de l'arrivée de le Pen au second tour de la présidentielle, qui doivent rappeler aujourd'hui cela.
Les socialistes ont franchi l'étape du projet. Celle du rassemblement de la gauche se fera si chacun se rappelle des grandes responsabilités qui sont celles de toute la gauche face à l'enjeu historique de 2007.
- Posté par Valerio à 07:46
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